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mercredi 19 septembre 2018

COMPRENDRE LE PRINCIPE DE MAXIMUM (HFE)

        PRINCIPE DE MAXIMUM

    Dans nos articles précédents , nous avons vu que les Économistes Classiques et Néoclassiques ont montré la génèse de la monnaie sur la base du PRINCIPE DE MAXIMUM car pour ces derniers l'agent économique est supposé rationnel donc doté dudit principe.

Alors , en toute simplicité, qu'est-ce que le PRINCIPE DE MAXIMUM économiquement parlant ?


   Le principe de Maximum dégage deux sous principes que sont:

-LE PRINCIPE DE MAXIMISATION
-LE PRINCIPE DE MINIMISATION

Pourquoi MAXIMISATION ?

Parce que l'agent économique cherche à maximiser son profit, maximiser sa production , maximiser son utilité...etc

Pourquoi MINIMISATION ?

Parce-que l'agent économique chercher à minimiser les coûts de production,minimiser les cours des facteurs de production... etc

Ces deux sous principes (Maximisation et Minimisation) constituant le principe de Maximum obéissent à quatre propriétés:

  - le rapport des Utilités marginales est égal au rapport des prix des biens (Umx/Umy = Px/Py) pour le consommateur et le rapport des productivités marginales est égal au rapport des prix des facteurs de production (PmK/PmL=Pk/Pw) pour le producteur.

  -les utilités marginales pondérées par l'inverse des prix des biens et services sont égales entre elles.Aussi les productivités marginales pondérées par l'inverse des prix des facteurs de production des biens et services sont égales entre elles.

 -les utilités marginales pondérées par l'inverse des prix des biens sont aussi égales à lamda.

 - lamda représente l'utilité de la dernière unité monétaire dépensé et est positive.

Merci

lundi 27 août 2018

Cours de COMPTABILITÉ NATIONALE

LA COMPTABILITÉ NATIONALE
INTRODUCTION

La comptabilité nationale fournit une représentation quantifiée de l'économie du pays. Elle présente les opérations réalisées par les acteurs économiques dans un cadre conventionnel et codifié dont l'évaluation monétaire et les comptes constituent les instruments de base. Les comptes de la nation, élaborés sous la responsabilité de l'INSEE, fournissent donc une information statistique périodique sur l'activité économique.

1 LA COMPTABILITÉ NATIONALE : UN OUTIL ET SON HISTOIRE

1.1 Objet de la comptabilité nationale
La comptabilité nationale est une technique de synthèse des données statistiques dont le but est de fournir une représentation quantifiée de l'économie d'un pays. Description globale, elle vise à présenter l'ensemble des phénomènes économiques dans un cadre comptable. Support de la mémoire collective en élaborant des séries longues, elle est indispensable pour comprendre le passé de la nation. Nécessaire à une réflexion sur le futur, elle va permettre des prévisions à court terme et à moyen terme :
A court terme, elle permet la prévision des budgets économiques : chaque année, la Direction de la Prévision présente des " budgets économiques ", comptes prévisionnels pour l'année en cours et l'année suivante. Destinés au ministère des finances et à la Commission des comptes de la nation, ces budgets économiques sont indispensables à l'élaboration des politiques économiques et plus particulièrement à la politique budgétaire.
A moyen terme, elle est un éclairage à la planification : la planification française est une prévision normative, fondée sur la détermination d'objectifs économiques et de moyens nécessaires pour les atteindre. Les plans quinquennaux sont élaborés en France par le Commissariat général au plan à partir de modèles développés par la comptabilité nationale.

1.2 Historique de la comptabilité nationale

Tout d'abord il ne faut pas confondre l'information statistique nationale et la comptabilité nationale : à l'époque romaine et jusqu'à l'ancien régime, les recensements et les statistiques générales servaient d'éclairage aux choix militaires et politiques. Mais on ne pouvait parler à l'époque de comptabilité nationale, concept qui apparaît seulement avec les travaux de F. Quesnay en 1758, dans lesquels il tente de construire une sorte de comptabilisation des valeurs économiques principales. Les recherches des classiques (Smith et Ricardo notamment) vont dans le même sens.
Néanmoins tous ces précurseurs ne sont en aucune manière animés par l'idée de développer un système statistique complet, représentatif de l'économie nationale. C'est à Keynes que l'on doit dans les années 1920-1930 une mesure globale de l'activité par des agrégats et l'interprétations des phénomènes d'ensemble.
Support indispensable des politiques économiques actives d'influence keynésiennes après 1930, outils précieux des politiques économiques de reconstruction et de développement par la planification après 1945, la comptabilité nationale s'impose aujourd'hui à tous, y compris aux tenants du libéralisme.

1.3 Un langage spécifique
L'approche de la comptabilité est une approche macroéconomique, c'est à dire qu'elle ne saisit que des grandeurs agrégées. Les outils qu'elle emploie lui sont propres, bien que certains rappellent ceux de la comptabilité d'entreprise. Les termes à retenir sont les suivants :
Le terme emploi recouvre l'utilisation qui est faite d'une ressource disponible
L'investissement se nomme formation brute de capital fixe (FBCF). Il s'agit d'un flux brute (on ne compte pas les machines mises au rebut), qui grossit un stock de capital fixe. Pour les ménages, seul l'achat d'un logement est compté comme FBCF, l'épargne financière étant un placement et non un investissement.
L' amortissement macroéconomique correspond à l'usure du capital fixe estimé à travers les " déclassements " des entreprises.
Un même bien peut avoir un emploi différent selon son utilisateur : ainsi l'achat d'une automobile est une consommation finale pour un ménage et une consommation intermédiaire pour une entreprise

2 UN CADRE OFFICIEL POUR LES OPÉRATIONS ÉCONOMIQUES
Un secteur institutionnel est l'ensemble d'unités institutionnelles qui ont un comportement économique analogue. Pour caractériser ce comportement économique, on utilise :
La fonction économique principale
Les ressources principales
Depuis 1999, la C.N a connu un nombre sensible de modifications afin d'harmoniser ses paramètres avec les partenaires européens.
Ainsi, le secteur des sociétés et quasi-sociétés s'appelle désormais le secteur des entreprises non financières. Il est divisé en 4 sous-secteurs :
Sociétés publiques.
Sociétés privés à capitaux essentiellement nationaux.
Sociétés privées à capitaux essentiellement européens.
Sociétés privées à capitaux venant du reste du monde.
Le secteur des administrations privées s'intitule désormais " secteur des institutions sans but lucratif". Le secteur des assurances disparait et est intégré aux institutions financières. Ces secteurs institutionnels effectuent des opérations qui traduisent :
La mise à disposition (ressources) ou l'utilisation (emplois) de biens et services : production, consommation, FBCF, exportations, importations…
La répartition des revenus
La redistribution des revenus en fonction de nouveaux critères (sociaux, familiaux, de solidarité…) sans liaison directe avec la production.
Des opérations financières qui expriment les variations des créances et des dettes des agents économiques

2.2 Les trois types d'opérations économiques

Les opérations sur biens et services :
La production est l'activité économique socialement organisée consistant à créer des biens et des services s'échangeant habituellement sur le marché et obtenus à partir de facteurs de production s'échangeant sur le marché. On distingue généralement la production marchande, de la production de services non marchands
La consommation intermédiaire (voir fiche 1 pour la définition)
La consommation finale (voir fiche 1 pour la définition)
La FBCF
Les importations de biens et services qui comprennent tous les biens neufs ou existants, qui, à titre onéreux ou gratuit, entrent définitivement sur le territoire national, en provenance du reste du monde, et tous les services fournis par des unités non-résidentes à des unités résidentes. Les importations de biens sont évaluées CAF (coûts, assurance, fret).
Les exportations qui comprennent tous les biens neufs ou existants, qui, à titre onéreux ou gratuit, sortent définitivement du territoire national, à destination du reste du monde, et tous les services fournis par des unités résidentes à des unités non-résidentes. Les exportations de biens sont évaluées FAB (franco à bord)
La variation de stocks.
Les opérations de répartition :
Revenus et production : l'opération de production, qui crée une richesse supplémentaire, est également à l'origine des revenus, qui sont répartis entre les agents impliqués dans la production.
Redistribution : ces opérations décrivent comment s'opère une nouvelle répartition indépendamment de la production
Les opérations financières : Les opérations financières sont les opérations liées à la création et à la circulation des moyens de paiement. Elles portent sur les créances et les dettes, qui sont matérialisées par les billets, la monnaie métallique, les titres, les effets… Toutes les opérations sur les biens et les services ou toute opération de répartition comporte en général une contrepartie financière qui se traduit par un transfert, de moyen de paiement ou la naissance d'un crédit. Certaines opérations sont quant à elles purement financières : prêt d'argent, dépôts, émissions ou cessions de titres.
2.3 Le cadre des branches d'activité
Une branche est au sens de la comptabilité nationale, un ensemble d'unités de production qui produit un seul type de biens ou de services. La notion de branche doit être distinguée de celle de secteur économique, qui regroupe les entreprises ayant la même activité principale. Par exemple, l'entreprise Renault n'entre pas toute entière dans la branche automobile, parce qu'elle ne produit pas que des automobiles ; en revanche, elle entre dans le secteur automobile parce que l'automobile est sa principale production.

3 LA COMPTABILITÉ NATIONALE EXPLIQUE LES RELATIONS AU SEIN DE L'ÉCONOMIE NATIONALE ET DONNE UNE REPRÉSENTATION SYNTHÉTIQUE DES RÉSULTATS ÉCONOMIQUES.

3.1 Quelques définitions et ratios à retenir

L'excédent brut d'exploitation (EBE) mesure le profit qui correspond au solde du compte d'exploitation. Il mesure ce qui reste au secteur institutionnel après rémunération des salariés et versement des impôts liés à la production (sauf TVA), et est indépendant de la nature des capitaux utilisés.
La valeur ajoutée brute (VAB) est égale à la valeur de la production moins la valeur des consommations intermédiaires. La somme des valeurs ajoutées brute correspond au PIB.
Le taux d'investissement correspond au rapport entre la FBCF et la VA.
Le taux d'autofinancement représente la capacité de financement de l'investissement d'un agent grâce à son épargne pendant une période considérée. Un taux d'autofinancement de 80% signifie qu'en moyenne les entreprises recourent à un financement externe pour 20% de leurs investissements.
Le taux d'épargne est donné par le rapport de l'épargne brute au revenu disponible brut.
Le taux de marge est donné par le rapport entre l'EBE et la valeur ajoutée.
PIB = sommes des V.A (au prix de base) + impôts sur les produits - subventions sur les produits. On calcule au prix de base et non plus au prix du marché depuis 1999.
3 modes de calculs :
Par les produits
Par les emplois finals
Par les Revenus

3.2 Le tableau entrées-sorties (TES)

Il traduit formellement la structure de l'appareil productif : origine de la valeur ajoutée, relations entre les branches, coefficients techniques exprimant le degré de dépendance des branches entre elles.
Le TES se présente sous la forme de cinq tableaux articulés entre eux : les ressources, les entrées intermédiaires, les emplois finals, le compte de production et le PIB. Il doit toujours y avoir équilibre entre les ressources et les emplois, une nation ne pouvant utiliser que ce dont elle dispose, celles produites (P) ou celles importées (M) : ressources = P + M Tout ce dont la nation dispose fait l'objet d'une utilisation sous la forme de consommation (C), d'investissement (FBCF), d'exportations (X) ou d'augmentation de stocks (S) :
emplois = C + FBCF + X + S

samedi 14 juillet 2018

CE QU'IL FAUT SAVOIR AVANT D'APPROFONDIRE L'ETUDE DE L'ECONOMIE

     L'économie est la science qui étudie la production, la distribution, la consommation de biens et de services. Elle est basée sur le comportement de l'Homme qui est appelé ici AGENT ECONOMIQUE.
Sont appelés AGENT ECONOMIQUE, le producteur, le consommateur , l'Etat. Tous ces agents participent à la bonne marche de l'économie.
En économie il y a deux branches : LA MACROECONOMIE et LA MICROECONOMIE

     La Macroéconomie étudie le comportement des agents économiques pris dans son ensemble c'est-à-dire de manière générale. Ici on retient le côté global de l'étude.
La Macroéconomie s'intéresse aux problèmes économiques que rencontrent les nations. Il s'agit du PRODUIT INTERIEUR BRUT ( PIB) , LA CROISSANCE ECONOMIQUE ,LE CHOMAGE , L'INFLATION .Ainsi tout gouvernement cherche à avoir un taux de croissance élevé, un taux de chômage faible, une inflation faible et une balance commerciale non excédentaire.


     Quant à la Microéconomie, elle s'intéresse aux comportements individuels de chaque agent économique. 
En Microéconomie, il y a la fonction d'utilité du consommateur U(x,y)

samedi 7 juillet 2018

RESUME 3 HISTOIRE DES FAITS ÉCONOMIQUES AVANT LA RÉVOLUTION INDUSTRIELLE : GRANDS COURANTS DE PENSÉES

Les différents grands courants de pensée de l'HISTOIRE DES FAITS ÉCONOMIQUES.

Avant la révolution industrielle , il y a eu plusieurs groupes d'économistes, de penseurs,de savants qui ont mené des réflexions accrues et même divergentes dans le but de comprendre l'économie.
Il faut savoir qu'il y a eu six (06) grands groupes de penseurs-economistes tels que:

    La thèse de Platon qui selon lui le commerce et la richesse doivent être strictement limité,la thésaurisation et le prêt à intérêt qui doivent être interdit.
LA THÉSAURISATION : le faite d'épargner ou conserver de l'argent sans le faire fructifier.
Platon a de la haine pour l'argent car selon lui l'argent est la cause de la chute grecque.
      LA THÈSE D'ARISTOTE : élève de Platon , ce dernier a presque le même point de vue que son son maître. Ainsi il condamne le régime de l'argent sur trois formes (Travail salarié,commerce,prêt à intérêt) et est contre le monopolisme du marché.

            LES MERCANTILISTES  qui décident s'attaquer aux problèmes économiques.
Ils pensent que le commerce peut développer l'économie et que l'augmentation démographique peut aussi développer l'industrie, le commerce et maximiser les profits.

           LES PHYSIOCRATES dont le maître fondateur est FRANÇOIS QUESNAY ,pensent que l'agriculture peut beaucoup apporter à l'économie.Ainsi la terre et l'agriculture sont l'unique source de richesse.

                                                                     
LES PRÉCLASSIQUES,CLASSIQUES ET NÉOCLASSIQUES dirigés par ADAM SMITH considèrent l'agent économique comme rationnel  c'est-à-dire qui cherche à maximiser son profit.
Ils pensent que la libre entreprise, l'économie du marché , le marché privé peut développer l'économie. Pour eux , l'État ne doit pas intervenir dans l'économie du marché.

          LES ÉCONOMISTES DE L'OFFRE OU NOUVEAUX ECONOMISTES avec pour leader ARTHUR LAFFER , soutiennent que la faiblesse économiques est dûe à des obstacles fiscaux que rencontrent les agents économiques c'est-à-dire l'impôt excessif, intervention excessive étatique, salaires insuffisants . Ces freins empêchent les agents économiques à investir.
Cette thèse est soutenue par une courbe appelée COURBE DE LAFFER.

Courbe d'abord positive jusqu'à atteindre le seuil (impôt excessif) à partir duquel elle chute si l'État dépasse ledit seuil.

dimanche 17 juin 2018

Conférence organisée par Economys Académie pour les étudiants en Sciences économiques et de gestion

Qu'est-ce que les Sciences Économiques et de Gestion ?
Comment choisir entre Économie et Gestion ?
Quels en sont les débouchés ?

Venez trouver les réponses à ces questions le 30 juin 2018 a l'Université Jean Louis de Montesquieu sise à cocodi Jean Mermoz .

Pour participer , inscrivez vous gratuitement en suivant le lien suivant:

https://www.eventbrite.fr/e/billets-conference-de-lorientation-universitaire-46713830324?utm-medium=discovery&utm-campaign=social&utm-content=attendeeshare&aff=esfb&utm-source=fb&utm-term=listing

mardi 29 mai 2018

RESUMÉ 1 HISTOIRE DES FAITS ÉCONOMIQUES

HISTOIRE DES FAITS ÉCONOMIQUES

RESUME 1

En Côte d'Ivoire , les Étudiants en première année des sciences économiques et de gestion ont au programme HISTOIRE DES FAITS ÉCONOMIQUES.Cependant , ils ont d'énormes difficultés à pouvoir bosser cette discipline car elle donne assez d'informations soit un document de plus de 300 pages.
C'est ainsi que TheEconomics a décidé de vous faire des articles résumant les cours de HISTOIRE DES FAITS ÉCONOMIQUES au cours de l'année académique afin que tous puissent être prêts pour les compos.

QU'EST-CE QUE L'HISTOIRE DES FAITS ÉCONOMIQUES ?

Pour la définition nous allons d'abord définir chaque mots de HISTOIRE DES FAITS ÉCONOMIQUES .

HISTOIRE : Ensemble des événements,des actions passés
FAIT: Un événement , une action
FAIT ÉCONOMIQUE : Événement lié à l'économie , retraçant l'économie.

Économie : Issu du mot Grèc "OIKONOMIA" qui est formé de deux mots "NOMOS" qui veut dire Maison et OIKIA qui signifie Maison.En tenant compte du sens étymologique , on pourrait dire que l'économie est une science du patrimoine.
Mais aussi il faut savoir que l'économie à une panoplie de définition. Dès lors ,on retient que L'ECONOMIE EST L'ANALYSE DES COMPORTEMENTS DES AGENTS ÉCONOMIQUES FACE AUX PHENOMENES DE RARETÉ.

AGENT ÉCONOMIQUE EST UNE PERSONNE MORALE ET PHYSIQUE QUI PARTICIPE À LA PRODUCTION , À LA CONSOMMATION , À LA DISTRIBUTION DES BIENS ÉCONOMIQUES.


UN BIEN ÉCONOMIQUE EST UN OBJET DOTÉ D'UNE RARETÉ ET D'UNE UTILITÉ.
EST RARE , TOUT OBJET DONT LA DETENTION NÉCESSITE UN COÛT.
EST UTILE,UN OBJET DONT LA CONSOMMATION APPORTE UN PLAISIR AU AU CONSOMMATEUR.

Ainsi HISTOIRE DES FAITS ÉCONOMIQUES désigne l'ensemble des événements économiques passés .


lundi 19 mars 2018

Comment est calculé le PRODUIT INTÉRIEUR BRUT (PIB) ?

Le produit intérieur brut (PIB) est un indicateur économique qui permet de mesurer les richesses produites au sein d'un pays ou d'une zone géographique au cours d'une période déterminée. Comment est calculé le PIB ? Est-ce un bon indicateur de la croissance économique ? Quelles sont les limites du PIB ?
Que mesure le PIB ?


Le Produit Intérieur Brut (PIB) est un indicateur de base du niveau général de santé économique d’un pays ou d’une zone géographique (par exemple, la zone euro). Calculer le PIB consiste à faire la somme des valeurs ajoutées des biens et des services produits au sein d’un pays ou d’une zone géographique par :
les entreprises,
les collectivités publiques,
les associations,
les ménages.

Quelle différence entre PIB et PNB ?

Il ne faut pas confondre le PIB avec le
Produit National Brut (PNB ).
Le PNB mesure les richesses créées à travers le monde par les acteurs économiques de même nationalité. Par exemple, les bénéfices d’une entreprise française résultant de l’activité de sa filiale espagnole ne seront pas comptabilisés dans le calcul du PIB de la France, mais dans le calcul de son PNB.
À noter : dans les États membres de l’Union européenne (UE), la notion de PNB correspond à celle de Revenu National Brut (RNB) .
Estimation du PIB et du RNB
Les estimations du PIB et du RNB de tous les États membres de l’UE doivent être transmises chaque trimestre à Eurostat, l’Office statistique de l’Union européenne. La mission d’Eurostat consiste à exploiter les données nationales de chaque pays et de publier des informations statistiques comparables au niveau européen.

Calcul du PIB

Le PIB de la France est calculé chaque année par l’INSEE .
Le Produit Intérieur Brut correspond à la somme des éléments comptables suivants :
les dépenses de consommation finale,
la formation brute de capital fixe (investissements réalisés par les différents acteurs économiques),
la variation de stock , c'est-à-dire la différence de valeur entre les entrées et les sorties de biens (matières premières, produits semi-finis ou finis),
le solde des échanges extérieurs (différence entre les biens/services exportés à l’étranger et ceux importés de l’étranger.
Depuis le 1 septembre 2014, les États membres de l’UE doivent appliquer une méthode de calcul du PIB similaire : le
« Système européen de compte 2010 » (SEC 2010).
Le SEC 2010 prévoit notamment d’ intégrer des activités auparavant exclues du calcul du PIB, telles que :
les dépenses de recherche et développement, comptabilisées comme des investissements ;
les crédits d’impôts , comptabilisés comme des dépenses de l’État ;
les activités illégales : trafic de stupéfiants, contrebande de tabac et d’alcool, prostitution…

PIB et inflation

Le PIB « nominal » (PIB non corrigé de
l’inflation ) est évalué en valeur alors que le PIB « réel » (corrigé de l’inflation) est évalué en volume (ce dernier permet d’effectuer des comparaisons annuelles).
L'évolution en % du PIB (Produit Intérieur Brut) en France par rapport à l'année précédente, de 2000 à 2013.
PIB : baromètre de l’économie nationale et mondiale
Le Produit Intérieur Brut est un des principaux indicateurs du dynamisme de l’activité économique d’un pays (PIB national), d’une zone géographique (par exemple, PIB de la zone euro), ou du monde (PIB mondial).
Le PIB national permet de comparer les performances économiques de plusieurs pays.
Le PIB mondial représente la somme de tous les PIB nationaux, après leur conversion en dollars. L’accélération ou le ralentissement de la croissance de cet indicateur reflète la situation économique dans le monde . Ainsi, le PIB mondial a diminué à la suite de la crise économique de 2008 (-0,3% en 2009) pour remonter progressivement (+5,5% en 2010 et +4% en 2011) (Source : FMI).
Le PIB (Produit Intérieur Brut) de chacun des pays de la zone Euro, en milliards d'euros, pour l'année 2014.

Quelles sont les limites du PIB ?

Pour certains économistes, le PIB est un
indicateur de croissance économique qui présente des limites importantes car il ne permet pas d’évaluer le niveau de développement durable d’un pays et le bien-être social de ses habitants.
Les activités exclues du calcul du PIB
Certaines activités pouvant contribuer au bien-être individuel et collectif de la population ne sont pas prises en compte dans le calcul du PIB, notamment :
les activités domestiques : cuisiner, jardiner, s’occuper des enfants… Si ces activités étaient rémunérées, elles seraient comptabilisées dans le calcul du PIB. L’INSEE évalue le travail domestique effectué en France à 60 milliards d’heures de travail par an et à
33 % du PIB .
les activités bénévoles exercées au sein d’une association ou d’un syndicat : visites à domicile, conseils juridiques, accompagnement scolaire, informatique… La valeur du bénévolat associatif pourrait représenter entre 0,9% et 1,9% du PIB (source :
www.associations.gouv.fr ).

Les activités nocives prises en compte dans le calcul du PIB
Certaines activités considérées comme étant nuisibles à l’Homme et à l’environnement sont prises en compte dans le calcul du PIB (par exemple, la production d’armes et de cigarettes, la pêche intensive ou l’activité polluante de certaines entreprises).
Le PIB augmente également grâce à la production de biens et de services occasionnée à la suite d’ atteintes subies par la population (accidents de voiture, catastrophes naturelles, etc.).
Selon certains économistes, ces productions de richesse ne devraient pas être comptabilisées dans le PIB.
Indicateurs complémentaires au PIB
De nouveaux indicateurs ont été créés à partir de données sociales et environnementales afin de prendre en considération le niveau de développement durable au sein d’un pays et le bien-être de la population :
l’indice de développement humain (IDH) et l’indicateur de bien-être au niveau mondial,
et les indicateurs nationaux
Indice de Développement Humain (IDH)
L’ Indice de Développement Humain (IDH) mesure le niveau moyen atteint dans trois domaines :
la santé et la longévité : espérance de vie, taux de mortalité, dépenses de santé, etc.
l’accès à l’éducation : durée moyenne de scolarisation, formation des enseignants, taux d’alphabétisation, etc.
le niveau de vie : revenu national brut par habitant, PIB par habitant, etc.
Chaque année, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) établit un classement mondial basé sur l’IDH. Dans son dernier rapport (2014), la France se situe en 20 position. Les cinq premiers pays sont : la Norvège, l’Australie, la Suisse, les Pays-Bas et les États-Unis.
Indicateur de bien-être
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a créé l’indice « Vivre mieux » qui permet aux citoyens de 36 pays de comparer leur bien-être en fonction de 11 critères : logement, revenu, sécurité, éducation, environnement, conciliation travail-vie privée, etc.
Vous pouvez créer votre indicateur de bien-être à partir de vos propres critères .
Indicateurs nationaux de développement durable
En France, l’INSEE calcule et publie chaque année 54 indicateurs permettant d’évaluer la prise en compte des enjeux liés au développement durable au niveau national. Les indicateurs ont été sélectionnés en fonction de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) 2010-2013 .
L’objectif est d’évaluer les effets sociaux et environnementaux du développement économique. Sont notamment calculés :
le taux de recyclage des déchets,
le taux d’emploi dans les éco-activités (bâtiment durable, énergies renouvelables),
le taux d’émission des gaz à effet de serre,
la consommation d’énergie par habitant,
le taux de pauvreté,
le taux d’emploi des seniors,
le nombre de ménages surendettés,
la part des dépenses de recherche et de développement,
l’espérance de vie,
le taux de suicide,
le taux de participation aux élections et à la vie associative…

LES PAYS LES PLUS RICHES SONT LES PLUS ENDETTÉS

J'ai tracé ce graphique pour un peu montrer le taux d'endettement des 6 premières puissances économiques du monde. Ces histogrammes...